RETOUR VERS LE FUTUR. Rony Akrich

18 septembre 2017
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C’est le Retour, pas fatalement vers ce qu’il fut dans sa démarche personnel avant d’être tombé, c’est le Retour vers ce que l’homme fut dans l’esprit du Créateur, vers ce que l’homme devait devenir dans son idéal le plus naturel. Nos maitres nous enseignent que: « le fœtus dans le ventre de sa mère a une connaissance globale du monde; cet être qui n’est pas encore né, voit toutes les réalités, connaît toute la Torah et une fois sorti dans ce monde ci, un ange se charge de lui faire tout oublier. Un portrait de l’homme dans son essence la plus profonde, dans sa pureté d’origine nous est ici présenté. Lorsque l’homme est révélé à la nature, sa rencontre avec la difficulté de l’existence humaine lui fait aussitôt désapprendre ce qu’il fut.

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LES ANGOISSES DU POLITIQUE ISRAELIEN HABLEUR ET FOURBE Rony Akrich

25 juillet 2017
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L’Obs ce matin: “Le gouvernement israélien recule : après une intense mobilisation diplomatique internationale, et de vives tensions, l’exécutif a finalement décidé de retirer les detecteurs de metaux qu’il avait installés aux entrées de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, le troisième lieu saint de l’islam et lieu le plus sacré du judaïsme.”

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R.A: « La manipulation des masses est apparue dès que l’homme dans son histoire fut capable de se composer en communautés hiérarchisés et d’utilités différentes. Les responsables cherchant à accroître et à conserver leurs pouvoirs, manœuvraient les masses crédules et ce afin d’entretenir leurs intérêts et leurs ambitions. Une des tournures usuelles de ce procédé manipulatoire est de corrompre le comportement d’un objectif désigné en changeant sa perception du réel. Le résultat à atteindre étant toujours de maintenir une solide emprise sur l’objectif par une situation de dépendance psychologique et matérielle. (more…)

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LA CROYANCE EST-ELLE CONNAISSANCE ? par RONY AKRICH (suite)

29 juin 2017
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Nos ancêtres étaient des guerriers, voici enfin une évidence mise à jour de manière claire et limpide. On ne nous avait point habitué à dessiner ni même à penser nos aïeux comme de vulgaires combattants, nos maitres prenaient plaisir à les présenter uniquement sous le jour de la félicité. On nous décrivait le patriarche Abraham comme un vieux sage assis au seuil de sa tente ouverte aux quatre vents, à l’ombre des chênes voisins et toujours prêt à accueillir les voyageurs de passage, leur offrant le gite et le couvert chez celui qui était le maitre de céans, l’auteur de l’hospitalité.

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LA CROYANCE EST-ELLE CONNAISSANCE ? par RONY AKRICH

27 juin 2017
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(Au sujet des Femmes, du culte, du rituel, des prières, de l’étude, des traditions, du folklore et plus si affinités…)

Tous les hommes ont en droit un même pouvoir de décider et tous les hommes sont aussi portés à croire. Néanmoins, entrainer son esprit critique est une chose qui s’étudie et qui se pratique. La croyance est elle plus active et plus attentive? Nous sommes souvent résignés à l’immobilisme du spirituel, une inertie qui est relative à notre projection aux compositions psychiques de notre propre esprit. Généralement nous ne pouvons nous défendre de croire en notre manière de penser.

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AU REVOIR MON CHER REBBE-SIONISTE. RONY AKRICH

5 juin 2017
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Il y a quelques jours, le 5 du mois de Yaar (2 mai 2017), Rabbi Israël Chalom Yossef Friedman Ben-Chalom, âgé de 94 ans, décédait dans son petit appartement du quartier de Guilo, à Jérusalem.

Illustre personnage, anonyme du grand public, il n’en était pas moins une personnalité significative du patchwork israélien. Dernier arrière-arrière-petit-fils survivant du renommé maître hassidique du dix-neuvième siècle, Rabbi Israël de Rouzhyn (1796-1850),  le «Rabbi Pachkan», tel était son titre, demeurera à jamais une énigme ou plutôt une équation à nombre d’inconnus pour l’ensemble du monde hassidique.

Ce n’est certes pas le fruit du hasard si ce rabbi singulier nous quitta le jour anniversaire de la déclaration de l’indépendance d’Israël, le « Admour haTsioni » (le rabbi sioniste) fut, tout au long de sa vie, dévoué à la cause sioniste et un fervent défenseur de son idéal. À l’inverse de tous les rabbins de sa génération auxquels il était lié de près ou de loin, une filiation royale pour les cours hassidiques, il déclara haut et fort sa vérité, il affirma sa sincérité.

Le Rabbi Friedman Ben-Chalom considéra non seulement « Yom Haatzmaut » comme une authentique journée de fête mais il décida de réciter la prière du ‘Hallel’ précédé de la bénédiction adéquate,  durant l’office du matin de la journée d’indépendance.

Il était pourtant un «Rabbi» hassidique à part entière, un vrai «rebbé», descendant en droite ligne d’une des dynasties les plus aristocratiques qui soient, « Rouzhyn-Sadigura ». Son fondateur, le Rabbi Israël, était lui-même un héritier issu du défricheur de ce mouvement, le Rabbi Dov Baer ‘Maggid de Mezeritch’ et disciple principal du concepteur du hassidisme, Israël Baal Shem Tov. Ses leçons, ses doctrines, ses préceptes permettent aux masses juives, incultes, d’approcher et de rejoindre ‘le Judaïsme’. En recueillant le petit groupuscule des fidèles de son maître, le Rabbi de Rouzhyn  vulgarise, répand et aménage le mouvement naissant et va, peu à peu, transformer ces soubresauts en une réelle dynamique qui inspirera la vie juive d’alors, dans toute l’Europe orientale.

Qui était Rabbi Friedman ben Chalom ?

Quel fut l’itinéraire suivi par cet étrange personnage ?

Comment devient-il l’Admour Sioniste ?

Il est né à Bohuşi, en Roumanie, en 1923, sa mère et son père faisait partie de la postérité du Rabbi Israël de Rouzhyn, quant au père de sa mère, le rabbin Menahem Mendel, le célèbre Rabbi de ‘Bohush’, il était également le premier cousin de son père.

Sa mère meurt lorsqu’il a 9ans. Il est alors pris en main par ses  grands-parents maternels chez qui il étudiera la Torah, accompagné d’un très vieux hassid précepteur qui avait très longtemps soigné les membres de la famille Rouzhyn, avant de commencer des études privées avec le mémorable arrière-grand-père du petit Israël, dont il devint un adepte assidu.

Les chefs de file du mouvement hassidique de Rouzhyn soutenaient publiquement, avec enthousiasme, le retour physique des Juifs sur la Terre d’Israël. A l’opposé des innombrables leaders du mouvement, un grand nombre d’entre eux continueront d’appuyer ouvertement le mouvement sioniste, après le début des années 1890. La dynastie de ‘Bohush’ n’était pas différente des autres branches de ‘Rouzhyn’. Le jeune Israël Chalom Yossef fut éduqué au sein d’un milieu suffisamment proche des aspirations sionistes pour adhèrer au principe de l’idée d’un foyer national juif en Palestine devant être reconnu par la Société des Nations comme un Etat juif indépendant.

Peut-on y voir les raisons foncières de son engagement auprès du mouvement de la jeunesse sioniste et séculière, « Hashomer Hatzair », où il servira, d’une certaine manière,  de ‘guide spirituel’? Selon les croyances familiales, on devait s’investir de façon concrète et coutumière au côté de nos frères juifs non pratiquants, afin de pouvoir les associer, à nouveau, aux valeurs du Judaïsme. Toutefois, on ne peut être que confondu face à l’impudence de cet enfant dérivant d’une dynastie hassidique sans jamais rien avoir renié de ce qu’il fut précédemment. Le voici venu rejoindre une organisation sioniste militante, revendiquant à tue-tête sa laïcité et son cadre politique, sans oublier d’affirmer, non moins ouvertement, que le Judaïsme était une idée vétuste et dépassée.

Il survivra aux années de l’Holocauste à Bucarest, en Roumanie, avec sa proche famille, c’est là qu’il rencontrera en 1944, l’un de ses lointains parents, le Rabbi de Viznitsh, Rav Chaim Meir Hager descendant, lui aussi, du Rabbi Israël de Rouzhyn. En transit à Bucarest, il tente éperdument de fuir des mains des nazis qui le pourchassent.

Ce jour-là, au sein même de la tourmente, rien n’étant jamais le fruit du pur hasard, le jeune Israël Chalom Yossef croise le regard de Tsipora, la plus jeune fille du ‘Vizhnitsher Rebbe’, qu’il épousera après la guerre, en 1946.

Devinez où?

Eh bien en Palestine mandataire ! Voyage difficile mais réussi grâce aux aides de l’immigration illégale, aucun de leurs parents ne put être présent et c’est un rabbin yéménite qui célèbrera le mariage.

En juin 1948, le jeune couple s’associe à un groupe d’immigrants roumains et bulgares, survivants de la Shoa, pour fonder un kibboutz non-religieux dans la vallée de Bet-Shean et dont le nom sera ‘Reshafim’. Ils y resteront 18 ans, au cours desquels leur vie religieuse se déroulera uniquement dans l’antre familiale, dans leur foyer.

Toutes les cérémonies religieuses comme les ‘bar-mitsva’ de leurs garçons  se passeront dans la maison du père de Rabbi Israël Chalom Yossef Friedman Ben-Chalom et de son oncle Rabbi Itshaq Friedman, le Rabbin de Bohush, qui habitait dans un petit quartier orthodoxe de la banlieue nord de Tel-Aviv, et avec lequel il entretenait de chaleureuses relations.

Le « Rebbe » et sa famille déménagèrent ensuite vers le kibboutz religieux de Saad et passèrent également un certain temps en France, au nom de l’Agence juive pour Israël, près de Marseille. A son retour, fidèle à sa curiosité toute hébraïque, il décide d’étendre sa culture générale et s’inscrit tout bonnement au département d’Histoire juive de l’Université de Tel Aviv. Quelques années plus tard, il obtiendra son doctorat dans cette même université après avoir soutenu une thèse portant sur: « L’influence politique de Beit Shammai dans la Judée du premier siècle ».

 

Au cours des années 70, suite au décès de son beau-père, foncièrement antisioniste et l’une des voix forte de la mouvance, ‘Agudat Israel’, ultra-orthodoxe, la famille Friedman Ben-Chalom décide de consacrer plus de temps à la communauté religieuse en Israël. La séparation fut longue, même très longue, plusieurs années s’étaient écoulées, il fallait donc maintenant renouer les liens, partager plus de quotidien avec la famille. Ils allaient ainsi retrouver peu à peu les sensations, les sentiments, les senteurs d’un monde qui fut celui de leur prime jeunesse. Jamais ils ne pensèrent se replonger totalement au sein de ce mode de vie, ils désiraient tout simplement se rapprocher, se réconcilier avec les leurs, rester fidèles aux uns et aux autres.  En conséquence de quoi et tout naturellement, au vu et au su des rapports très étroits entretenus avec les clivages de la société israélienne, Rabbi Friedman Ben-Chalom et sa famille  commencèrent à servir de pont. Deux univers opposés par des années de défiance et d’aversion, pour les hassidim il s’agissait de ‘mécréants’, pour le monde sioniste ils représentaient tout ce qu’il fallait oublier de l’exil, commencèrent à se rencontrer et à ouvrir un possible dialogue.

Ayant pris sa retraite de l’éducation nationale, Rabbi Friedman Ben-Chalom et sa femme s’installèrent à Jérusalem et purent ainsi se rapprocher entre autre de leur fils Oshea Ben-Chalom, fondateur et rabbin du «kibboutz urbain: Beit Israël » dans le quartier de Guilo à Jérusalem. Oshea est officier supérieur des forces armées israéliennes et commandant en chef de l’ensemble du corps de réserve. Tous leurs enfants sont à l’égal d’Oshea, des Juifs exceptionnels, de brillants Israéliens, charismatiques, éclairés, passionnés et déterminés à accomplir leur devoir. Ils persévèrent au quotidien dans cette quête d’un éventuel terrain d’intelligence entre le Juif d’hier et le Juif d’aujourd’hui, entre la notoriété du mouvement hassidique d’antan et le miracle de la renaissance de l’État d’Israël.

 

Ils étaient le fruit d’un amour, d’une fusion d’êtres, entre deux personnalités plus que singulières. Ils furent nourris au sein d’une mère issue d’une célèbre lignée hassidique, Tsipora est la sœur du Rabbi de Viznitsh (Vizhnitzer Rebbe de Monsey dans l’état de New York), la tante du Viznitzer Rebbe de Bnei Brak, du Satmar Rebbe (Monroe), ainsi que du Rabbi de Belz (New Square, NY). Ils furent tout autant inspirés par un père hors du commun.

Durant toutes ses dernières années, Rabbi Friedman Ben-Chalom, nommément Rabbi Pachkan, consacra beaucoup de temps à remémorer et commémorer la vitalité de ces ancêtres, la dynastie des Rouzhyn. Très rapidement, ils furent de plus en plus nombreux à participer au « Tish H’assidi » organisé par le Rabbi de Guilo, ils venaient des quatre coins du pays, leurs horizons étaient des plus diverses mais tous se sentaient aimantés par sa personnalité si originale. Hommes ou femmes, tous reconnaissaient son authenticité, son amour avéré pour chaque enfant d’Israël, aux yeux de beaucoup d’entre nous il incarnait précisément l’Histoire d’Israël.

Il était un prince en droite ligne de la royauté hassidique, un maître docteur de l’Histoire juive, un soldat du devenir Hébreu et un véritable sioniste, fier d’avoir travaillé la terre et participé à la construction de l’État. Il voulait ainsi nous montrer le chemin à suivre pour sublimer la terre vers son firmament et faire des cieux le Lieu magnifié de celle-ci, il tentait de nous préparer à vivre l’ère messianique au présent.

C’était un vrai Rebbé hassidique, mais certainement d’une autre dimension, celle qui, surtout,  se refusait au partage et à la division. Il était de ces ‘très peu’ de personnes qui, par leur vécu, nous prouvèrent que le tout et l’ensemble sont réellement possibles dans notre Histoire.

Voilà Rebbé, je finis à peine de vous raconter trop succinctement que déjà des larmes naissent dans mes yeux et inondent mon visage. Merci de nous avoir inspirés sur notre terre, merci d’avoir été une leçon de vie pour nous le peuple!  Shalom Rabbi.

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LA MITSVA DE SERVIR DANS L’ARMÉE D’ISRAËL   par Rony Akrich

30 avril 2017
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La mitsva de servir dans l’armée est basée sur deux principes:

Premièrement, sauver Israël du danger. Il nous est imposé de sauver l’homme du péril, comme l’affirme la Torah : «Ne sois pas indifférent au danger de ton prochain: je suis l’Éternel.» (Lévitique 19-16).Un énoncé sur lequel nos Sages ne restent pas indifférents: «Quiconque sauve une âme d’Israël, l’Ecriture le considère comme ayant sauvé un monde entier» (Michna Sanhédrin 4-5). L’étude nous enseigne également que pour sauver une communauté juive en détresse, il nous faudra accepter de mettre nos vies en danger et même de profaner le Shabbat (Choul’han Aroukh, Orach Haïm 329-6).

Comment est-il possible de remettre en question de tels commandements au moment tant attendu du rassemblement des exilés et de la reconquête de la Terre d’Israël? Il s’agit d’une guerre commandée (milkh’emet mitsva), on ne peut être plus clair! Le Rambam écrit: «Qu’est-ce qu’une guerre obligatoire sinon sauver Israël des mains de son ennemi» (Lois sur les Rois et leurs combats 5-1). Ce commandement exige un don de soi et une abnégation totale pour Israël (messirout nefesh), il est une priorité sur toute autre obligation même celle de se protéger du danger. (Rav A.I. Kook: « Mishpat Kohen » 143; Responsa du Tzitz Eliezer  13-100).

Deuxièmement, la Torah nous enjoint d’habiter sur la terre d’Israël: «Vous conquerrez ainsi le pays et vous vous y établirez; car c’est à vous que je le donne à titre de possession.» (Nombres 33-53).

Nos maitres affirment que cette ‘mitsva’ est équivalente à toutes les ‘mitsvot’ (midrash Sifri, sidra Re’eh-53). Cette loi a effet de précellence sur le particulier, elle concerne la responsabilité collective du peuple, car s’il nous est ordonné de conquérir la Terre d’Israël, la Torah ne prévoit aucune intervention miraculeuse de l’Éternel. Le devoir nous incombe de nous approprier la terre, cela oblige bien sûr à risquer nos vies.

Malheureusement chaque guerre fait des victimes (Minchat Chinuch 425, 604 ; Mishpat Kohen, p 327). Ajoutons, sans l’ombre d’un doute, qu’il sera aussi nécessaire de défendre nos acquis et chaque soldat servant dans l’armée israélienne sera un partenaire de cette cardinale Ordonnance Divine.

La ‘mitsva’ de Talmud Torah (étude de la Torah) est équivalente à toutes les autres ‘mitsvot’. Mais la règle de base ne change pas:toute mitsva ne pouvant être réalisée par autrui aura la préférence sur l’étude de la Torah (Traité de Mo’ed Katan 9a). De même,la ‘mitsva’ de servir dans l’armée prend force de loi: Tant qu’il n’y a pas assez de soldats pour maintenir la sécurité d’Israël, l’étude de la Torah s’interrompt afin de servir les intérêts du « klal Israël » dans l’armée.

Certes, la Torah et nos Sages enseignent (Traité de Sota 44b): effectivement, des personnes reviennent de la guerre mais ne peuvent y participer, par exemple:

Une personne a construit sa maison mais n’en a toujours pas pris possession. Une autre a planté une vigne mais jamais n’a goûté de son fruit.

Un homme est promis à sa fiancée mais pas encore marié.

Cependant, une telle dérogation n’est valable que dans les cas de «milh’emet reshout» (guerre optionnelle). S’il s’agit de la «milh’emet mitsva» (guerre obligatoire), pour sauver Israël des mains de ses ennemis – «tout le monde va à la guerre, l’époux  quittera sa chambre et l’épouse son dais nuptial.» Telle est la loi selon Rambam (lois des Rois 7-4).

Nous avions aussi remarqué que les étudiants de Yehoshua ben Nun et du roi David partaient en guerre sans compter sur les miracles, et sans se soucier d’un éventuel «bitoul Torah» (temps improductif). Nos Sages ont dit, à propos des «érudits de la Torah» qu’ils n’auraient guère besoin de protection. Ils se référaient à une situation où le danger potentiel était nul.

Mais face à l’exigence de défendre Israël, nul besoin de tergiverser, il s’agit d’une ‘mitsva’  visant à sauver Israël.

Sauver des vies est un commandement Divin qui doit être accompli concrètement par les chefs spirituels, les «Guedolim» en premiers (Michna Beroura 328-34).

Il doit être entendu, tout de même, que la mitsva d’étudier de la Torah fait partie des mitsvot les plus importantes qui soient.

Elle préserve et maintient le peuple d’Israël et bien plus que cela.

C’est pourquoi, la mitsva de servir dans l’armée, aussi essentielle soit-elle, ne doit pas empêcher chaque enfant d’Israël de pouvoir se consacrer, selon ses capacités et le temps qui lui sera alloué, à l’étude de la Torah.

Nos Sages disent: «l’étude de la Torah sauve bien plus que la vie physique » (Traité de Méguila 16b).

En pratique et soyons clair, lorsqu’il est nécessaire de rejoindre les rangs de l’armée pour défendre la Nation et la Terre, la mitsva de l’étude devient secondaire.

Comme d’ailleurs le ‘Talmud Torah’ sait se soustraire à l’accomplissement de la mitsva de se marier, à la charité, et autres mitsvot qui ne peuvent être accomplies par un autre que soi.

Ainsi fut l’enseignement donné par notre vénérable maître et guide, le Rav Tsvi Yehouda Hacohen Kook, de mémoire bénie. Durant la guerre d’Indépendance, en 1948, il demanda à ses élèves de la Yeshiva de s’enrôler dans l’armée, car le moment était grave et la situation difficile, chaque homme était requis pour sauver Israël.

Toutefois, si jamais il n’était pas nécessaire de mobiliser tous les jeunes gens, il est du devoir de la nation des Hébreux d’exempter les éléments les plus dignes d’avancer dans la Torah pour le bien de tout Israël.

 

Le fait que la société orthodoxe, en général, ne serve pas dans l’armée, crée un terrible fossé au sein même du peuple. En admettant qu’une telle situation puisse être tolérable d’un point de vue sécuritaire, d’un point de vue national, c’est un désastre.

Il faut également souligner le fait que la société laïque a rompu les amarres de l’étude de la Torah et l’accomplissement des mitsvot traditionnelles, cela constitue également un terrible problème national.

Cela remet en question la capacité de cette population d’offrir aux générations futures un héritage fidèle à la nation des Hébreux.

Par principe, nous sommes d’accord avec la communauté orthodoxe quant à la nécessité de reporter l’incorporation d’étudiants de Yeshiva qui deviendront des rabbins et des éducateurs dévoués.

Ce report scrupuleux de candidats adaptés au devenir d’enseignants devrait être juste pour quelques années, tandis que les aspirants aux fonctions du rabbinat pourront jouir d’une période beaucoup plus longue de report. Assurément il existe de véritables érudits de la Torah qui réussissent à combiner leur service militaire avec leurs premières années d’apprentissage dans une Yéshiva.

Néanmoins, pour la plupart des candidats aptes à postuler pour un tel cursus de rabbins et d’éducateurs, il est préférable de reporter la conscription ultérieurement.

C’est évident aux yeux de tous, la majorité des élèves inscrits dans les écoles talmudiques orthodoxes ne prétendent pas du tout vouloir devenir rabbins ou éducateurs. Certains apprennent bien, d’autres apprennent à peine.

Selon la loi toranique, ceux qui étudient le mieux devrait associer un service militaire court et de qualité avec des études en Yéshiva, similaires au programme Hesder, quant à ceux qui se promènent dans les couloirs de la Yéshiva ou de la rue, ils devront accomplir un service militaire complet.

 

Un court récit de la vie d’un grand érudit de la Torah nous aidera à illustrer l’importance de servir dans l’armée. Rabbi Yitzhak Ze’ev Gostman, de mémoire bénie, était une lumière de la Torah, il faisait partie des derniers grands savants de Vilna. Survivant et témoin de la Shoah, son fils unique ayant péri dans cet enfer, il monta en Israël et quelques années plus tard fonda une école talmudique à Jérusalem.

Lauréat du prix Nobel, le professeur Israël Aumann, rendait très souvent visite au Rabbi Gostman, le maitre de son fils Shlomo, étudiant de la Yéshiva hesder Shaalabim. Ce dernier fut tué lors de la première guerre du Liban.

Après l’enterrement, le rabbin Gostman s’attarda sur les tombes des soldats tombés au front durant les guerres d’Israël.

On le voyait souffrir la souffrance de ceux qui avaient donné un fils, un frère ou un père pour la survie de la Nation, il prenait le deuil de tous et de chacun.

Sur le chemin du retour il affirma que tous les soldats tombés au combat étaient saints.

Une des personnes présentes lui demanda si l’en était ainsi, aussi, pour les soldats non religieux? Le Rabbin Gostman répondit avec véhémence: «Tous! Tous! »

Arrivé dans le quartier de Rehavia, le Rabbin demanda à chacun de bien vouloir participer au début du deuil de sept jours, chez les Aumann. Tout le monde était triste, tous restaient silencieux. On invita Rabbi Gostman à dire quelques mots: il raconta comment son fils Meir fut tué par les nazis, comment, en souvenir de ce fils, il prit ses petites chaussures d’enfant et les échangea pour du pain et des carottes qu’il distribua aux affamés dans le ghetto.

«Maintenant, je vais vous dire ce qui se passe dans le monde de la vérité» dit-il aux endeuillés, élevant la voix emplie d’émotions et de sanglots retenus. «Mon Meir est en train de dire à votre fils Shlomo, ‘Heureux de votre sort Shlomo! Je n’ai pas eu un si grand mérite! Je n’ai pas eu le mérite de mourir au combat pour mon peuple et ma patrie, de lutter contre les ennemis d’Israël, de défendre ma Nation. Vous, avez atteint cet honneur incomparable!»

Professeur Aumann se leva de son coussin sur le sol et embrassa le Rabbi, en disant : «Vous m’avez réconforté, vous m’avez réconforté.»

 

Cette histoire, je l’ai entendue de la bouche d’une personne qui fut proche de Rabbi Gostman.

Il me raconta ensuite que lorsque son fils reçu son ordre d’appel à l’armée, il  demanda l’avis de l’éminent Sage, reconnu et respecté par toutes les communautés religieuses de la ville. «Qu’est-il dit dans la Torah de Moché Rabbénou?» lui demandais-je. «Faut-il oui ou non s’enrôler dans l’armée?»

Rabbi Gostman répondit: «Dans la Torah de Moché Rabbénou, il est dit: «Moïse répondit aux enfants de Gad et à ceux de Ruben: « Quoi! Vos frères iraient au combat, et vous demeureriez ici!» (Bamidbar 32-6).

Il allait et venait, bouleversé d’émotion, il levait et tenait son poing levé tout en répétant le verset. Sa voix se faisait de plus en plus forte, de plus en plus stridente à chaque fois: «Vos frères iraient au combat, et vous demeureriez ici?».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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TSAHAL: Les Valeurs de l’Esprit. Rony Akrich. (Certes, il faut lire….)

5 janvier 2017
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Les Hébreux doivent se mobiliser et partir en guerre lorsque la ‘matrie’ est en danger! Les lois concernant le conflit sont clairement établies par le texte biblique, révélateur de la Parole Divine, elles exigent de l’état-major comme du soldat, une stricte observance. Tout conscrit, par exemple, prêtera une attention particulière à sa propreté et à sa pureté d’être.
Cette leçon, explicitement rédigée dans le cinquième livre de la Torah, nous exhorte vers d’autres issues plus générales, elle nous encourage à devoir prévenir la calomnie et combattre d’éventuelles scissions à l’intérieur du camp d’Israël. Chacun de ces manquements à la discipline morale aura de fâcheuses conséquences puisque favorisant les intérêts militaires de l’ennemi.
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DEBOUT LES GARS, REVEILLEZ-VOUS! Rony Akrich (les Passions d’un Hébreu)

29 décembre 2016
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Le Livre des Maccabim dont l’auteur demeure inconnu, nous raconte avec probité les annales de cette époque tourmentée, Juda Macchabée y est comparé à un lion d’une force indomptable quand ses compères incarnaient la vigueur et la résolution. Car sinon comment appréhender la victoire d’une poignée d’hommes sur une armée grecque impitoyable, le petit peuple réussit à décontenancer et faire battre en retraite une puissance qui, à cette époque, allait de victoire en victoire à travers le monde.
Ne négligeons point un fait important, à cette époque le peuple d’Israël vivait quantités de discordes en son sein, de nombreux adversaires s’opposaient aux Asmonéens et jugeaient leur démarche totalement irréfléchie, périlleuse et vouée au pire.

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Emmanuelle Ada de Kol Israël interview Mr Rony Akrich au sujet du projet 929, en français depuis quelques jours.

27 octobre 2016
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3 OUVRAGES DE RONY AKRICH POUR TENTER D’ABORDER L’ETRE HEBREU

27 octobre 2016
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